dimanche 31 juillet 2016

Les Saint-briciens à Montreal

Hello, notre retour à Montreal coïncide, à quelques heures près, avec l''arrivée d'une autre famille de Saint-Brice dans la capitale québécoise, nos amis les Scemama, Nous allons les accueillir jeudi soir à la gare routière, mais ils n'ont même pas l'air surpris de nous voir, juste crevés par les 7 heures de routes en Greyhound depuis Boston. Après des retrouvailles autour d'un café (c''est la bataille des cafés : espresso vs cafés filtre), nous allons découvrir leur logement air b'nb : c'est un loft 5 étoiles...
Le lendemain, balade sur le plateau du Mont Royal, quartier branché-tendance-bobo de la capitale.




Nous marchons ensuite jusqu'au port, où après une pause au soleil,



 les 3 zados décident de faire 'sos labyrinthe', l'une des attractions du lieu. On les attend à la sortie.
C'est long.
C'est très looong...
Ils finissent par sortir au bout d'une heure et quart.
Heureusement, car on a failli raté les lasagnes et le gâteau aux framboises de Marie.

Le lendemain,après-midi sportive : Nous partons à l'assaut du parc du Mont-Royal , trois à pied, quatre à vélo. On est censés se retrouver sur l'esplanade au belvédère, mais il y a 2 belvédères. Les marcheurs montent au plus haut en croyant prendre un raccourci, puis redescendent sur l'esplanade. Les cyclistes y sont depuis un moment, ils ont juste le temps de nous faire coucou avant de redescendre à toute allure pour rendre les vélos avant la fermeture du loueur...
Belle balade en tout cas. Yann a profité du du piano installé sur l'esplanade pour jouer Chopin devant un public de touristes américains et asiatiques qui l'ont acclamé à la fin de sa prestation. (Mais il n'y a pas de photo de cet instant historique. Il faut nous croire sur parole....)



Aujourd'hui, en prévision : découverte du parc Lafontaine, et apéro dînatoire sur la terrasse de l'immeuble de Marie et Fred.
Bises, les 2voj

samedi 30 juillet 2016

faille spatio-temporelle en Estrie

Hello; A Magog, installés dans le fameux motel, nous  nous sommes laissés bercer par la douceur de la région, et nous sommes un peu passé de l'autre côté de l'écran,, comme dans 'la rose pourpre du Caire' de notre cher Woody. Sauf que le film est beaucoup moins romantique et mélo, la clientèle du  motel étant essentiellement constituée de retraités passant leur temps à fumer et boire du vin rouge dans des verres à pied au bord de la piscine, et à faire trempette dans l'eau tiède, lunettes de soleil sur les yeux et visière rose fuchsia ou dorée pour les dames. On a tenté de les imiter en remplaçant le vin rouge (pas fameux de ce côté de l'Atlantique) par les bières locales, et les trempettes par de vraies baignades dans la piscine.

 

On a quand même réussi à s'extirper du lieu pour faire quelques belles balades : La découverte du marais de la rivière aux cerises , avec une aire de pique-nique 5 étoiles très bien conçue notamment pour les PMR, et la passerelle sur pilotis la plus longue du Québec.




Et le magnifique parc du mont Orford tout proche, qui propose des randonnées de difficultés extrêmement variées (on a fait la plus facile...)




Et on a aussi découvert les produits de la région, comme le vin ou le fromage (en bons français...) Nous avons fait une dégustation de vins dans un vignoble du coin, le 'cep d'argent'. On a ensuite tenté de suivre les explications de la salle d'exposition mais après la dégustation c'était difficile... Une partie du vignoble est gérée par deux frères originaires de la Champagne qui ont importé la méthode champenoise dans l'Estrie. Quant aux fromages, ils sont fabriqués par des moines bénédictins installés là depuis le début du 20ème siècle.

Jeudi nous sommes revenus à la capitale le coffre rempli de souvenirs culinaires (entre autres...)
A bientôt, Les 2Voj

dimanche 24 juillet 2016

Changements de décors

hello, aujourd'hui nous quittons notre cabane au Canada pour découvrir d'autres aspects des cantons de l'Est. Tou d'abord, direction "la ruée vers Gould", un restaurant de style écossais (les écossais furent les premiers colons de cette région). Nous prenons un brunch du dimanche typique et très copieux il y a des oeufs écossais, des pâtés à la viande, de la tarte au butterscotch.) Je finis le repas en découvrant un whisky que je ne connais pas, le balvenie (single malt 12 ans d'âge). Il ne ressemble pas du tout à ceux que j'ai déjà goûtés, Belle expérience.




Bref, on repart en pleine forme, le pilote a trop mangé et la copilote pense encore au whisky, du coup on se trompe de route. Heureusement Mael intervient avec google map (toujours lui...) et nous remet dans le droit chemin.
On arrive à notre motel qui est encore plus fun que ce qu'on imaginait, on se croirait dans un film de série B des années 80. C'est kitsch, c'est vintage, les gérants sont aux petits soins. Ils nous donnent une chambre avec cuisinette. Et on a vue sur la piscine, très vite testée, qui est parfaite. Température de l'eau idéale, transats, parasols, bref c''est le bonheur.



Nous allons visiter le centre-ville de magog, qui a des airs de stations balnéaires avec son lac, ses plages et sa marina. C'est très animé, rempli de restos et de magasins plus ou moins tendance.
On se laisse tenter par un bar laitier qui sert des glaces molles, des glaces dures, des gelatos, des sorbets, des glaces molles aux vrais fruits... Dur de s'y retrouver! En tout cas c''est bon.

(Conclusion rédigée par Yann) : Après cette journée totalement givrée, je ne peux que vous dire à demain pour la suite de nos aventures.
N'hésitez pas à réagir dans la partie commentaires ;)


UNE VILLE ETONNANTE

Le 6 juillet 2013, un train de 72 wagons contenant presque 8 millions de tonnes de pétrole brut a déraillé au niveau de la ville de Lac-Mégantic, puis a explosé en plein centre-ville, provoquant une catastrophe écologique, économique et humaine.
Cette ville a une  histoire dynamique depuis le 19ème siècle, grâce au commerce du bois et à  la construction du chemin de fer qui ont permis des échanges commerciaux avec les grandes villes du Québec et les Etats-Unis. A cela se sont rapidement ajoutées des infrastructures touristiques sur les rives du lac. La ville développa également des loisirs sportifs et culturels (notamment la société musicale) au cours du 20ème siècle.




Ce dynamisme explique peut-être la formidable réactivité de Lac-Mégantic, qui a su rapidement rebondir et se lancer dans la reconstruction de son centre-ville dévasté.




Le nouveau centre-ville offre des surprises à chaque coin de rue : un piano public vieux de 122 ans qui fait le bonheur des passants (et de Yann...). Des hamacs géants permettant d'admirer le ciel nocturne (nous sommes dans une réserve de ciel étoilé) ou tout simplement de se prélasser. Un bateau-jeu dont les voiles sont faites de 1200 dessins d'enfants ayant représenté leur ville idéale. Un passage piétonnier en forme de clavier de piano.





Plus loin on trouve la "porte du vent", construite en hommage aux victimes, point  de départ d'une passerelle en bois longeant la voie ferrée et menant à l'imposante église.


Evidemment dans le nouveau centre-ville on trouve déjà de quoi se désaltérer et se sustenter, notamment un bar laitier, qui nous laisse sans voix tant le choix de glaces est énorme.
Après 5 minutes de réflexion on prend un cornet de glace vanille tout simple. On parait vraiment petits joueurs quand on voit ce que commandent les autres clients, et à quelle vitesse ils engloutissent leurs "glaces molles" agrémentées de biscuits, glaçages et sauces divers.


Il est temps de retrouver notre chalet de luxe, non sans avoir cherché et trouvé une épicerie ouverte, pour faire provision de bières (on prend de la boréale, une valeur sûre).
Finalement nous pouvons remercier le ciel très orageux d'aujourd'hui. Nous faisant renoncer à tout projet de promenade montagnarde ou de baignade, il nous a permis de découvrir une ville formidable.

ps : se sont ajouté ou se sont ajoutées ? J'ai un doute. Si quelqu'un peut m'éclairer... (parce  que c'est l'auxiliaire être mais comme c'est un verbe pronominal est-ce qu'on accorde quand même avec le sujet?)

vendredi 22 juillet 2016

PIOPOLISSOIS et POKEMON

Nous avons découvert mercredi soir notre cabane au Canada version 21ème siècle : lave-vaisselle, clim, piscine et wifi, le tout au coeur de la forêt.  Bon, on fait la vaisselle à la main par habitude, on n'arrive pas à mettre la clim en route, l'eau de la piscine est trop froide d'après Mael et la wifi met 24heures à réellement fonctionner. A part ça c'est quand même super. Heureusement qu'on a suivi les conseils de Fred et Marie car on est effectivement loin de tout. On a donc acheté tout ce qu'il faut dans un supermarché à Sherbrooke pour survivre (sauf les bières. Mais heureusement on en trouve partout, et il y a même beaucoup de choix...)
 


Jeudi, nous avons décidé de découvrir le pittoresque village de Piopolis (ainsi décrit dans les guides touristiques). 14 zouaves pontificaux de retour de je ne sais plus quelle guerre se sont vu attribuer des parcelles au bord du lac Mégantic. Ils ont fondé une ville et l'on dénommé Piopolis en hommage au pape Pie 9.
Effectivement tout est pittoresque comme le montrent ces photos :




Nous nous baignons dans le lac dont l'eau a une température sans doute plus basse que celle de la piscine. Mais le décor est très agréable.

Nous dégustons des glaces maison, et nous admirons le magasin général, ouvert depuis 1907, Faisant face à l'église, il permettait de se retrouver le dimanche après la messe pour échanger les nouvelles et boire un coup ensemble. Bref, merci les Piopolissois de nous accueillir aussi joliment dans votre village.



Après ces découvertes, nous buvons un coup sur la terrasse de notre chalet 5 étoiles en prenant un apéro mahousse costaud (les paquets de curly sont géants).

Après cette journée découverte, le lendemain sera une journée aventure.
En fin de matinée quelques ploufs dans la piscine achèvent de nous mettre en forme avant de partir au parc national du Mont-Mégantic. Nous pique-niquons au mont Saint-Joseph, devant une vue grandiose, en admirant les vols de rapaces au-dessus de la vallée. Une chapelle a été construite au 19ème siècle,grâce à la ferveur des habitants qui ont monté à pied les pierres nécessaires à sa construction. On savoure la beauté des lieux...






Nous partons ensuite pour une petite randonnée dans la forêt. Yann constate d'emblée que ce sentier "n'est pas franchement propice à la marche, il y a plein de pierres et de branches qui font obstacles". Mael, lui, est très motivé par la recherche des pokemon du fameux jeu. Incroyable, grâce à mon samsung et à la 3G miraculeusement présente, la chasse s'avère fructueuse. Apparemment les pokemons sont partout où passe google map, donc sur la planète entière. Un peu flippant d'imaginer qu'on peut se retrouver nez à nez avec un pikachu au détour d'un sentier... Malheureusement, la batterie du téléphone s'épuise très vite pendant la chasse aux bêbêtes virtuelles, et notre chasseur intrépide aussi du coup. Heureusement nous voici arrivés au belvédère superbement aménagé, avec bancs et balustrades pour admirer la vue.







Nous retournons à la voiture, avec l'impression d'avoir accompli une superbe randonnée en montagne, alors que la balade a duré moins d'une heure et demi. Ils sont forts ces québécois !

De retour à la civilisation, nous passons au village du coin pour un goûter bien mérité, dans un bistrot éphémère immédiatement qualifié (à juste titre) de bobo par Yann. Là je goûte une boisson "santé" qui deviendra rapidement tendance à Paris, j'en suis sûre : le komonchu : un thé fermenté sur le principe du khéfir (je réponds à  la serveuse que bien sûr je vois très bien de quoi il s'agit), Expérience intéressante que je ne renouvellerai pas. Les pâtisseries maison sont très bonnes. Je paye avec le billet de 50 euros que Nico m'a donné par mégarde. Mais la vendeuse, honnête, me le fait remarquer...
 

 
Le soir, nous buvons notre Chambly en contemplant l'orage impressionnant qui a eu l'élégance d'attendre la fin de journée pour éclater. Puis nous prenons un souper roboratif (pizza géante pour les zados, tourte à la viande typiquement québécoise pour les parents.)

A plus, pour la suite de notre séjour dans les cantons de l'est.